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Suisse Romande Deutsche Schweiz

Quel est le rôle des associations de soutien?

Les associations de soutien en Europe ont été crées les unes après les autres dans divers pays, quelques années après la création d’Oikocredit en 1975, afin de soutenir les investissements "officiels" des Eglises à cette institution. Elles regroupent des membres bénévoles qui se sont donnés pour tâche la promotion d’Oikocredit International.

Oikocredit a deux associations de soutien en Suisse : Oikocredit Deutsche Schweiz et Oikocredit Suisse Romande. Les futurs investisseurs, privilégiant le français, sont invités à rejoindre l’association Suisse Romande. Cliquez sur votre région pour plus de renseignements sur la manière dont vous pouvez participer au sein de votre association locale de soutien.

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Visite 2016 de notre partenaire SEKEM en Egypte

Retour sur notre voyage du 30 octobre au 6 novembre

Notre partenaire de projet SEKEM

SEKEM est une entreprise sociale avec un impact important sur l’agriculture et les communautés dans les régions où il opère.  Ses activités commerciales, fonctionnant selon des critères écologiques et éthiques, comprennent l’agriculture, la transformation d’herbes, graines et épices, la production de thés, jus et tisanes bio, et la pharmacopée naturelle.  SEKEM opère également dans la sphère sociale, assurant des services d’éducation et de formation ainsi que des soins de santé, mettant toujours l’accent sur le développement et la dignité humaine.

Les relations entre Oikocredit et SEKEM datent de 2010, année où les deux partenaires ont entamé des discussions formelles.  En 2011, l’économie égyptienne s’est déstabilisée suite aux manifestations qui ont éclaté sur la place Tahrir; des milliers d’entreprises ont fermé leurs portes.  Malgré ces troubles sociaux, les entreprises de SEKEM se sont rapidement rétablies, et en 2012 Oikocredit a octroyé à son nouveau partenaire un prêt convertible de $ 7 millions.  Ces montants ont permis à SEKEM d’investir dans une machine pour emballer le thé et des terrains qui ont été ensuite repris sur le désert.   En 2015, afin de réduire les intérêts, le prêt a été converti en € 4.6 millions d’investissement en capitaux propres et en un prêt de $ 5.3 millions.  Aujourd’hui, Oikocredit détient 11.05% des capitaux propres de SEKEM.

Notre arrivée

Le jour où nous arrivons au Caire, le temps est exactement celui que nous espérions :  du soleil et une douce chaleur.  Nous mettons environ 1 heure pour faire le trajet jusqu'au lieu-dit la « Main farm », la ferme principale, à Belbes, à 70 kilomètres au nord-est du Caire.  Le long de la route, nous sommes frappés par la circulation chaotique, par le désert où seuls quelques palmiers arrosés poussent, par les nouvelles constructions où vont loger des milliers de gens qui s’ajoutent chaque année à la population croissante de l’Egypte, et par les déchets qui jonchent le sol au bord de la route.

A l'instant où nous entrons dans le complexe agricole de la ferme principale, tout change.   Les terrains arides se transforment en verdure : plus de déchets, que de la tranquillité.  Très confortablement installés à la maison d’hôtes, nous faisons le tour de la propriété et  découvrons les champs, l’architecture simple et harmonieuse qui caractérise l’école, les usines et le quartier « européen », l’arène et les très étonnants pigeonniers, typiques de toute ferme égyptienne.  Nous terminons notre tour par un magnifique coucher de soleil pour rejoindre Christine Arlt, Thomas Abouleish, et René Floride, l’équipe compétente qui nous fera découvrir la vie économique, culturelle et sociale de SEKEM.

Les pigeonniers typiques, à Belbes

 

Les champs de la ferme principale.  Les ouvriers agricoles viennent des villages autour de la ferme

 

La maison d'hôtes SEKEM

Nous commençons notre visite le premier jour par la rencontre de nos collègues d’Oikocredit, venus d’Allemagne, des Pays-Bas, d'Angleterre et du Guatemala.  Entre l’équipe SEKEM et nos collègues se tisseront des liens solides pendant la semaine que nous passerons ensemble. 

Edwin Deventer (Pays-Bas), Augusto Cordon (Guatemala), Malu Padilla (Pays-Bas), James et Cheryl Jackson (Suisse), Archie Pearson (Angleterre), Wilfried Steen (Allemagne) et Michael Bermann (Allemagne)

Les écoles SEKEM

Nous arrivons à l’école SEKEM à l’heure du cercle matinal.  Les élèves et le personnel de toutes les sociétés SEKEM, que ce soit les écoles, les usines, les fermes, ou l’université, commencent par un grand cercle, symbole de l’égalité, de l’unité et de la solidarité.  Les enfants de l’école primaire arrivent, suivis des élèves de l’école secondaire et du gymnase, les élèves de l’école professionnelle, et enfin les élèves de l’école pour enfants handicapés.

Les enfants de l’école primaire

Les élèves de l’école professionnelle

Après l’hymne national et le serment d’allégeance au drapeau égyptien, la journée commence.  Nous visitons tour à tour l’école primaire, l’école maternelle, la garderie et l’école pour enfants handicapés.  A part la garderie, ouverte uniquement aux enfants des employées de SEKEM, toutes les écoles desservent les enfants et les jeunes des villages situés autour de la ferme principale.  Les enfants et les jeunes viennent d’un large éventail de classes socio-économiques :  petits paysans, membres de la classe moyenne et même quelques Bédouins.

L’école est privée est les parents paient des frais de scolarité, mais ces frais sont réduits pour des employés de SEKEM et des dispositions particulières sont octroyées pour ceux qui n’ont pas les moyens de les payer.  Les frais de scolarité couvrent environ 60 à 70% des coûts opérationnels des écoles.  Le solde est payé via le SEKEM Development Foundation, qui reçoit 10% des bénéfices des entreprises SEKEM, ou financé grâce aux dons des associations de soutien en Europe. 

Selon les principes des écoles Steiner, les cours du curriculum obligatoire sont complétés par des cours de musique, d'eurythmie, et des cours de travail manuel (modelage, dessin, peinture, crochet, broderie, et travail du bois).  On insiste surtout sur la musique.  Chaque rencontre, chaque conférence, et chaque séance de formation commencent avec au moins un morceau joué par un professeur, par un ouvrier, ou par un élève.

La garderie accueille 37 enfants des employées des entreprises SEKEM, âgés de 3 mois à 3 ans

Les enfants de la deuxième année applaudissent une bonne réponse.  L’école SEKEM accueille environ 350 élèves, de la première enfantine jusqu’à la dernière année de gymnase.

Dans la mesure du possible, les enfants qui terminent l’école pour enfants handicapés sont ensuite engagés par SEKEM.

Cours de travail du bois

Cours de modelage

L’école professionnelle est composée de 8 domaines : mécanique (y compris la machinerie agricole), plomberie,  couture (des vêtements), menuiserie, travaux administratifs (fonctions de secrétariat), électronique (y compris appareils informatiques), et soudure.  On constate dans les différents domaines un beau mélange de jeunes femmes et de jeunes hommes.  L’école organise une « Journée de la fille » chaque année qui permet aux filles de visiter les ateliers des différents domaines.  On rencontre ainsi des filles et une professeure dans des domaines non traditionnels.

Des jeunes femmes de l’atelier menuiserie

La professeure contrôle les travaux des jeunes de l’atelier électronique

La clinique

Pas loin des cours de l’école on trouve la clinique SEKEM qui fournit des soins médicaux et des cours de sensibilisation aux employés, aux élèves, et à plus de 40'000 membres des communautés aux environs de la ferme principale.  La clinique propose des services de médecine générale, pédiatrie, médecine interne, gastro-entérologie, cardiologie, dermatologie, dentisterie, otorhino-laryngologie, orthopédie, ophtalmologie, gynécologie et chirurgie mineure.

La pharmacie à la clinique

La ferme Aleya

Le deuxième jour, notre visite se poursuit à la ferme Aleya, à environ 2 kilomètres de la ferme principale.  Nous sommes accueillis par Monsieur Mohammed Shams, directeur d’opérations, et Madame Mariam Abouleish, responsable de planification et communications (et petite-fille du fondateur de SEKEM, Dr. Ibrahim Abouleish). 

C’est à Aleya que nous pouvons observer le cycle complet de l’agriculture biodynamique.  En effet, selon les principes de l’agriculture biodynamique, tout domaine agricole est considéré comme un « organisme agricole vivant », le plus diversifié et le plus autonome possible, avec le moins d’intrants possible.  SEKEM possède plus de 2'000 hecars de terres, dont environ 700 hectars sont cultivés.

A Aleya, SEKEM a regagné les terres du désert, les a améliorées grâce au compost, et aujourd’hui développe semences et greffons, cultive fruits, légumes et plantes médicinales, teste différentes variétés de plantes pour trouver les variétés les plus résistantes et les moins exigeantes en eau, et élève des vaches laitières, des moutons, des pigeons et des poules, autant pour leur fumier que pour la production de viande, lait, œufs et nourriture pour animaux.  L’objectif de SEKEM est de fournir des produits alimentaires biodynamiques et de bonne qualité au marché local.  Seulement 5–6 % de la production d’Aleya est destinée aux marchés d’exportation.

Les ouvriers plantent une nouvelle variété de romarin

SEKEM produit du jus et du thé avec l'hibiscus.  Nous apprenons que l'hibiscus rouge a moins de substances actives que l'hibiscus vert, mais que son goût est meilleur.

Il n’y a pas de pâturage dans le désert, mais les 135 vaches laitières de la ferme mènent une vie tranquille.  La traite a lieu 3 fois par jour, ce qui augmente la production de lait et réduit l'inflammation

Le fumier des pigeons sert à enrichir le compost.

L’eau de la ferme Adleya provient du Nil et des puits creusés à une profondeur de 80 à 130 mètres.

L’eau du Nil est amenée par un petit canal et conservée dans 2 bassins hydrologiques qui sont sous surveillance constante afin de préserver cette ressource précieuse.

Angela Hofmann, employée de SEKEM depuis 35 ans, est responsable du compost.  Elle nous explique le processus du compostage ainsi que les préparations biodynamiques qui distinguent l'agriculture biodynamique de l'agriculture bio.

Ces préparations visent à̀ soutenir un bon processus végétatif et limiter le développement des parasites.

Les entreprises Lotus, NatureTex et ISIS

Lotus

Après avoir vu quelques cultures, le moment vient de visiter les entreprises de transformation des matières premières avec Monsieur Christophe Floride, directeur d’opérations.

M. Christophe Floride nous fait déguster les graines d’anis

Les feuilles et graines arrivent d’abord au dépôt de l’entreprise Lotus. Il faut les traiter à haute pression avec du CO2 pour éliminer les insectes, puis les tamiser pour éliminer les tiges et autres matières étrangères.  Les feuilles et les graines sont ensuite stockées et fournies aux usines selon les besoins de production.  Chez Lotus, les processus sont simples et les besoins en personnel minimes.  Environ 50 % des matières premières sont destinées au marché égyptien.

 Les graines et les feuilles sont traitées au CO2 dans une immense citerne.

Les matières premières sont à peu près 60 à 70% pures.  La tamise élimine tiges, branches et toutes trace de matière étrangère.  Les produits les plus vendus sont l’anis pour le marché égyptien et le sésame pour le marché étranger.

NatureTex

Avant de voir les matières premières transformées en thé, nous passons à l’entreprise NatureTex pour une visite guidée avec Madame Kostanze Abouleish.  Les vêtements pour bébés et poupées produits à NatureTex sont destinés surtout aux marchés allemands et américains. Leur coton de fibres longues et extra-longues est fourni par environ 80 agriculteurs de l’Egypte entière, tous membres de l’Association égyptienne biodynamique.  Le coton est une culture exigeante en eau, mais celui fourni à NatureTex est cultivé uniquement dans le delta du Nil ou sur l’oasis, non pas sur des terres nouvelles.  Les agriculteurs sont certifiés selon les normes du GOTS (« global organic textile standard »), la certification qui définit des critères environnementaux de haut niveau tout au long de la chaîne d'approvisionnement des textiles biologiques et requiert également le respect de critères sociaux.  Les cultivateurs bénéficient d’une certification de commerce équitable grâce à la certification de NatureTex.

NatureTex emploie environ 240 employés qui viennent pour la plupart des villages situés autour de la ferme principale.  Leur horaire de travail est de 8 heures à 17 heures (sauf le jeudi où ils partent à 16 heures), 6 jours par semaine, ce qui est typique de ce genre de travail en Egypte.

Une fois le tissu coupé et teinté, il passe à la salle de couture.  Il y a environ 80 machines à coudre à la fabrique.

Carla essaie les gants en maille métallique qui protège les mains de l’ouvrier lorsqu’il utilise l’outil de coupe de tissu.

Les poupées sont destinées au marché américain.

ISIS

L’entreprise ISIS reçoit directement de LOTUS les feuilles et graines traitées et les transforme en jus, thés, et d’autres produits alimentaires bio. C’est Monsieur Mohammed Anwar, directeur de la production, qui nous fait visiter les salles où les thés et tisanes sont emballés et préparés pour les différents marchés. ISIS fabrique 60 millions sachets de thé et tisanes chaque mois, dont 95 % pour le marché égyptien.  Le produit le plus vendu est la tisane à l’anis, tisane que nous avons beaucoup appréciée, au point où les sachets de tisane ont occupé beaucoup de place dans nos bagages au retour !

Avec une production relativement restreinte par rapport aux grands producteurs, et par volonté d’employer le plus de personnel possible, un bon nombre de tâches sont accomplies à la main.

L’oasis de Fayoum

Le lendemain, nous partons pour 2 heures de route afin de rendre visite à l'un des agriculteurs fournisseurs de SEKEM dans l'oasis de Fayoum, un bassin de 6'000 kilomètres carrés dont 30 % est fertile. Cette riche zone agricole, à 90 kilomètres au sud-ouest du Caire, est arrosée par le Nil grâce à une série complète de canaux et de barrages, puis s'écoule dans une dépression désertique pour former un grand lac.

Nous arrivons à Fayoum en empruntant une route qui descend en pente légère.  En un instant, nous passons du désert à une zone verte luxuriante, un autre monde, où nous voyons des agriculteurs travailler leurs petites parcelles de terre à l'aide d'outils simples.

L’âne joue un rôle essentiel et permet de transporter des récoltes.

Pour subvenir à ses besoins en matière de production, SEKEM a instauré un système d’agriculture contractuelle.  Les 16 agriculteurs de Fayoum sous contrat avec SEKEM sont soutenus par des ingénieurs agricoles de SEKEM, qui veillent à ce que les cultures répondent aux normes Demeter (normes biodynamiques). L'un de ces agriculteurs, Monsieur Goma Iraki, nous accueille chaleureusement chez lui où sa famille nous a préparé du thé et des tisanes rafraîchissants de sa ferme - noir, menthe et camomille – ainsi que du pain maison et du fromage de buffle.

C’est Monsieur Abd El Razek Zadek, l'ingénieur agricole employé par SEKEM, qui répond à nos questions, traduites de manière efficace par notre guide, Madame Nihal Mofti.  L’exploitation agricole que nous visitons s’étale sur 55 feddans (soit environ 23 hectares). Monsieur Iraqi y cultive des plantes médicinales et aromatiques, telles que le calendula, le fenouil, la camomille, la citronnelle, la menthe poivrée et la menthe verte.  La terre est un bien précieux à Fayoum, que chaque famille garde précieusement.  Les membres de la famille qui quittent Fayoum confient la responsabilité de l’exploitation aux membres de la famille qui restent.

25 membres de la même famille sont propriétaires des terres cultivées par M. Iraqi, chacun sa petite parcelle.

Dans le jardin potager familial, Monsieur Iraqi cultive des radis, de l’hibiscus, de la roquette, et des graines de cumin.

SEKEM détermine ses besoins globaux en matière de production, décide quelles cultures seront cultivées sur quelles parcelles, et élabore ensuite des plans pour tous ses agriculteurs-fournisseurs.  L’accompagnement de l’ingénieur agricole comprend la formation sur l’agriculture biodynamique, l’approvisionnement en compost ou graines biodynamiques si nécessaire, et des séances de sensibilisation pour des questions telles que la gestion des déchets. En appliquant les méthodes biologiques et biodynamiques de SEKEM, les agriculteurs-fournisseurs de SEKEM ont vu leurs revenus augmenter et les cultures s'améliorer – ils constatent moins de maladies, un meilleur sol, une production plus élevée et une meilleure qualité.

Notre présence a suscité beaucoup d'intérêt parmi les membres de la famille !

Passant par le Caire à l’heure de pointe, nous avons mis 4 heures à faire le trajet de retour de 200 km  !  Mais la rencontre avec Monsieur Iraqi et sa famille, des membres inestimables de la chaîne de valeur SEKEM, restera un de nos meilleurs souvenirs de ce voyage.

 Heliopolis University

La dernière journée de notre visite officielle est marquée par le retour à la vie sociale et culturelle chez SEKEM.  Nous passons la matinée à l’Université de Heliopolis, institution fondée en 2009 qui aspire au développement durable de la conscience individuelle de ses étudiants, ainsi qu’au développement durable de la solidarité économique, à la justice sociale, et à l’équilibre environnemental en Egypte et dans le monde.  

Ses 1'000 étudiants sont répartis en 3 facultés :  ingéniérie, économie et études commerciales, et pharmacie.  Selon un système inspiré du système universitaire américain, avant de choisir sa faculté, chaque étudiant suit un programme de base qui comprend les langues, les arts visuels, et les sciences sociales (la philosophie, les droits humains, la communauté, la nature, etc...).  A la fin d’un parcours de 4 ans (5 ans en pharmacie), les étudiants obtiennent un diplôme de bachelor.

L’association des étudiants, gouvernée par un conseil d’étudiants, se charge de l’orientation des nouveaux étudiants, et s’exprime sur des questions liées aux cours proposés, aux stages ou même au parking.  La plupart des étudiants sont des Egyptiens, bien qu’un grand nombre d'entre eux ont passé leur enfance dans d’autres pays du Moyen-Orient.

Le jardin botanique bio de l’université est un des plus grands d’Egypte. Ses plus de 500 variétés de plantes médicinales sont une source importante pour la fabrication de médicaments à base de plantes par l’entreprise ATOS, filiale de SEKEM. 

Un laboratoire de la faculté de pharmacie

Recherches menées par la faculté de l’ingéniérie sur les relations entre l’eau dessalée, la pisciculture, l’énergie, et les cultures hydroponiques.

Recherches sur l’énergie solaire.

La fête des 39 ans de SEKEM

De retour à la ferme principale, nous n’avons que quelques minutes pour nous préparer pour une grande fête organisée à l’occasion des 39 ans de SEKEM.  Nous rejoignons le cercle formé par tout le personnel, les étudiants de toutes les écoles, de l’université, et les agriculteurs de SEKEM.  

Environ 1'500 personnes dans un cercle composé de plusieurs ronds.

Comme toute rencontre chez SEKEM, la fête commence avec de la musique.  Après, tour à tour, le personnel de chaque entreprise joue une petite saynète qui met en évidence les points forts et les problématiques de sa production. Les employés et agriculteurs avec plus de 7 ans chez SEKEM sont honorés.  Les étudiants et professeurs mettent en scène une longue et amusante pièce, pour le plus grand plaisir des adultes et enfants; même les petits de l’école maternelle restent scotchés à la scène !


 

 

 Représentations de musique et d’eurythmie, éléments essentiels de l’éducation Steiner

 

Nous avons des places privilégiées et une mention particulière lors de la fête.

Dr. Ibrahim Abouleish, fondateur de SEKEM, assiste à la fête où on célèbre la réalisation d’un rêve qui date de 1977.  Dans sa biographie, il exprime sa vision ainsi :

Pour moi, cette idée d'une oasis au milieu d'un environnement hostile est comme une image de la résurrection à l'aube, après un long voyage à travers le désert nocturne. Je l'ai vu devant moi comme un modèle avant que le véritable travail dans le désert ne commence. Et pourtant, en réalité, je désirais encore plus : je voulais que le monde entier se développe.

 Après encore 2 jours de visite touristique, les membres de l’équipe Oikocredit rentrent chez eux, enchantés de leur voyage et plus que satisfaits de tout ce qu'ils ont pu observer et tout ce qu'ils ont appris de notre partenaire de projet SEKEM.

 L’équipe Oikocredit avec Dr. Ibrahim Abouleish, fondateur de SEKEM.

Cheryl Jackson, Présidente du Comité, Oikocredit Suisse Romande et James Jackson, bénévole