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Quel est le rôle des associations de soutien?

Les associations de soutien en Europe ont été crées les unes après les autres dans divers pays, quelques années après la création d’Oikocredit en 1975, afin de soutenir les investissements "officiels" des Eglises à cette institution. Elles regroupent des membres bénévoles qui se sont donnés pour tâche la promotion d’Oikocredit International.

Oikocredit a deux associations de soutien en Suisse : Oikocredit Deutsche Schweiz et Oikocredit Suisse Romande. Les futurs investisseurs, privilégiant le français, sont invités à rejoindre l’association Suisse Romande. Cliquez sur votre région pour plus de renseignements sur la manière dont vous pouvez participer au sein de votre association locale de soutien.

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Le Water Man - Partie 1 sur 2

Le Water Man - Partie 1 sur 2

Elikanah.jpgmardi 01 septembre 2020

L’histoire du « Water Man » raconte la détermination d’un homme pour aplatir la courbe du covid-19 : une belle source d’inspiration pour les partenaires, collaborateurs et investisseurs d’Oikocredit. Le texte est d’Elikanah Ng’ang’a, responsable de la gestion de l’impact social et des formations auprès de nos partenaires africains.

Il est mi-mai, et tandis que je m’installe à ma place habituelle pour regarder le téléjournal du soir, le covid-19 me préoccupe plus que jamais depuis l’apparition du virus au Kenya. La raison pourrait bien être l’augmentation rapide du nombre de cas dans les quartiers informels de Nairobi, particulièrement dans le bidonville de Kibera. S’agissant du plus grand bidonville urbain d’Afrique, dans lequel vivent près d’un million de personnes, il est pratiquement impossible de s’y tenir à distance les uns des autres. J’ai vécu là-bas il y a 23 ans, lorsque j’étais sans emploi. Plus tard, lorsque j’y travaillais comme analyste de crédit pour un institut de microfinance local, j’ai noué des liens d’amitié avec des propriétaires de microentreprises locales.

Assis devant le petit écran, j’attendais désespérément une bonne nouvelle. En vain, rien que des mauvaises nouvelles. Encore une journée qui finira sans la moindre lueur d’espoir, me suis-je dit. Cherchant à protéger nos jeunes enfants de l’actualité du covid-19, ma femme et moi avons convenu de regarder uniquement le téléjournal de 21 heures.

Lorsque nous avons mis les enfants au lit, nous leur lisons une histoire biblique pour les calmer. Ce soir-là, j’étais sur le point d’éteindre le téléviseur pour aller leur lire une histoire lorsqu’elle est arrivée. La bonne nouvelle que j’attendais si désespérément : L’histoire de John Njenga, que les habitants de Nairobi ont surnommé le « Water Man ».

Avant l’apparition du coronavirus, John Njenga avait un travail, mais comme plus de 1,3 million de ses compatriotes, il a perdu lui aussi son emploi à cause de la pandémie. Il était chauffeur de bus scolaire, avant que l’école ne ferme pour cause de covid-19 et qu’on ait plus besoin de ses services. Heureusement, la femme de John a gardé un revenu grâce à son stand au marché qui a pu rester ouvert du fait qu’il se trouve en plein air.

Ce qui m’a le plus impressionné dans l’histoire de John Njenga, c’est qu’il ne s’est pas enfermé chez lui en maudissant un virus contre lequel il était impuissant, mais il a décidé de faire quelque chose pour contribuer à aplatir la fameuse courbe du covid-19. Il a pris ses modestes économies, soit 40 euros, pour acheter un réservoir d’eau de 200 litres et quatre petits bidons de 20 litres et s’est rendu dans le centre-ville de Nairobi. Les milliers de passants ont ainsi la possibilité de se laver les mains pour respecter les recommandations d’hygiène des autorités. Malgré les sacrifices qu’il fait tous les jours — il s’occupe parfois du réservoir d’eau même le ventre vide — il est heureux de voir autant de monde profiter de l’eau qu’il met à disposition.

Cette histoire m’a beaucoup inspiré. Voilà un homme au chômage, qui consacre le peu d’économies qu’il a à tenter d’améliorer la situation et d’aplatir la courbe. Certains collègues d’Oikocredit ont récolté des dons pour que nous puissions aider nos partenaires à mettre des masques et d’autres équipements de protection à disposition de leurs collaborateurs et clients. De même, mes collaborateurs ont partagé leurs connaissances avec les partenaires au cours de webinaires.

Ensemble, nous y arriverons.

Vous pouvez regarder ici l’histoire de John « The Water Man », telle que rapportée par Citizen TV.

Le personnel local d'Oikocredit répond au Covid-19

En avril, le personnel d’Oikocredit au Kenya a collecté environ 700 € pour acheter de la nourriture à nos compatriotes kenyans qui avaient perdu leur source de revenus, mais j’ai maintenant le sentiment que ce n’est rien comparé aux efforts de John Njenga. La plupart de mes collègues au Kenya ont également pris sur eux d’utiliser leurs revenus pour soutenir des parents qui ont perdu leur emploi pendant cette période. Mais même cela n’est rien comparé à ce que le Maître des Eaux faisait pour les personnes qui ne sont ni ses parents ni ses amis. Nous avons donné de notre abondance, mais John a donné de sa pauvreté.

L’histoire de John m’a montré que nous ne sommes pas désespérés dans ce combat et que chacun peut donner quelque chose. Il peut s’agir de nourriture, d’eau, de savon, d’un masque ou d’un téléphone portable pour pouvoir effectuer des paiements numériques. Et cela pourrait aussi être des connaissances, comme certains consultants l’ont fait pendant cette période de Covid-19, en ne faisant pas payer leurs services. Il pourrait aussi s’agir d’un investisseur qui s’assure qu’il y a des fonds disponibles pour financer les entreprises afin de survivre à cette période.

Au cours des trois derniers mois, les collègues d’Oikocredit ont été en contact avec des partenaires presque chaque semaine pour essayer de les soutenir. Le conseil d’administration a préapprouvé des mesures telles que des congés de remboursement et des dérogations aux contrats, afin que les partenaires puissent survivre à cette période difficile et servir leurs clients finaux pour l’avenir.

Certains collègues ont collecté des fonds pour que nous puissions être solidaires avec les partenaires qui donnent des masques et autres EPI (équipements de protection individuelle). Nous avons également vu des collègues partager leurs connaissances par le biais de webinaires. Ainsi, même si nous ne sommes pas appelés à transporter un réservoir d’eau lourde dans le centre-ville de Nairobi, là où nous sommes, nous pouvons contribuer à atténuer l’impact de Covid-19.

Dans la deuxième partie de mon blog Water Man, j’aimerais vous montrer ce que nos partenaires ont fait. Mes collègues et moi avons compilé quelques exemples de solidarité à partager avec vous.

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