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Quel est le rôle des associations de soutien?

Les associations de soutien en Europe ont été crées les unes après les autres dans divers pays, quelques années après la création d’Oikocredit en 1975, afin de soutenir les investissements "officiels" des Eglises à cette institution. Elles regroupent des membres bénévoles qui se sont donnés pour tâche la promotion d’Oikocredit International.

Oikocredit a deux associations de soutien en Suisse : Oikocredit Deutsche Schweiz et Oikocredit Suisse Romande. Les futurs investisseurs, privilégiant le français, sont invités à rejoindre l’association Suisse Romande. Cliquez sur votre région pour plus de renseignements sur la manière dont vous pouvez participer au sein de votre association locale de soutien.

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Oikocredit est prête pour l'avenir

Oikocredit est prête pour l'avenir

Thos Gieskes.jpglundi 12 juillet 2021

Avant que notre directeur général Thos Gieskes ne quitte la coopérative d’ici la fin d’année, nous voulions prendre le temps avec lui d’une relecture de ses années chez Oikocredit. Au lendemain de notre assemblée générale annuelle, le moment est idéal pour réfléchir à ce qu’était Oikocredit lorsque Thos Gieskes est arrivé, ce qu’elle est aujourd’hui et sera demain, à la lumière des choix stratégiques anciens et nouveaux.

Oikocredit vient de tenir son assemblée générale annuelle (virtuellement, en raison de la pandémie). Qu’avez-vous pensé de l’événement ?

Je pense que cette réunion a été très efficace. Il s’agissait de notre deuxième AG virtuelle, à cause de la pandémie, nous avons donc pu appliquer certaines des leçons apprises l’année dernière : les interactions ont été plus nombreuses et meilleures avec les membres. Et bien qu’une réunion virtuelle soit différente d’une réunion en présentiel, nous avons réussi à avoir un bon échange d’idées et de perspectives.

Je regrette, à titre personnel, de ne pas pouvoir dire au revoir de manière plus personnelle à nos membres, mais c’est relatif au regard de la détresse provoquée par la pandémie.

En revenant sur vos débuts chez Oikocredit, à quels défis la coopérative était-elle confrontée à l’époque ?

Tout d’abord, Oikocredit se trouvait, et ce depuis quelques années, dans un nouvel environnement financier avec des taux d’intérêt extrêmement bas. Or, la majorité de nos revenus proviennent des intérêts et, dans un contexte de taux bas, le revenu est faible, alors que vos niveaux de coûts restent les mêmes. Ensuite, il y avait une concurrence accrue dans l’investissement à impact et donc beaucoup de liquidités distribuées chez les investisseurs sociaux, y compris Oikocredit.

Enfin, les dépenses de fonctionnement augmentaient, de même que les coûts réglementaires à la suite de la crise financière. La complexité du crédit s’accentuait. Du fait de la hausse des coûts, on assistait aussi à une augmentation de la taille minimale nécessaire pour opérer dans un pays donné ou offrir un instrument particulier pour le rendre viable.

Comment Oikocredit pensait-elle relever ces défis ?

Il y a eu un enchaînement logique dans la façon dont nous avons affronté tous ces défis. Nous nous éparpillions. Nous devions déterminer où nous voulions continuer à travailler, ce que nous voulions offrir et dans quels secteurs.

Nous avons fini par sélectionner 33 pays où nous pensions avoir le plus d’impact dans nos secteurs prioritaires, l’inclusion financière, l’agriculture et les énergies renouvelables. Le processus de désengagement dans les pays où nous avons décidé de ne plus travailler est toujours en cours : nous irons au bout de nos obligations vis-à-vis de nos partenaires ou nous trouverons d’autres organisations pour nous remplacer.

Par ailleurs, nous avons décidé d’investir davantage dans les capacités de nos collaborateurs et de notre organisation et avons déployé des programmes d’amélioration continue et des initiatives de changement pour mieux servir nos partenaires et investisseurs. Nous nous sommes également positionnés comme le catalyseur qui rassemble différents acteurs au profit des communautés à faible revenu. C’est un concept que nous continuerons à développer dans notre nouvelle stratégie 2022-2026 sur laquelle nous sommes en train de travailler.

En résumé, nous avons parcouru un long chemin et nos niveaux de coûts sont beaucoup plus supportables. Nos méthodes de travail agiles nous ont énormément aidés tout au long de la pandémie et le fait que nous ayons choisi des pays et secteurs prioritaires nous a permis de vraiment nous concentrer sur nos partenaires et leurs besoins.

Vous mentionnez que Oikocredit développe une nouvelle stratégie, où en êtes-vous dans ce processus ?

La stratégie 2022-2026 est en cours d’élaboration et je pense que la démarche que nous adoptons pour la développer est excellente. Fidèles à l’esprit coopératif, nous avons vraiment impliqué autant de personnes que possible dans le processus : les membres, les partenaires, les associations de soutien et nos propres collaborateurs. Au cours des dernières semaines, j’ai eu le plaisir d’animer trois séances de dialogue stratégique, deux avec des collaborateurs et une avec des membres. La petite taille de ces groupes a permis une conversation plus intime et j’ai pu constater avec plaisir l’enthousiasme et l’engagement de nos interlocuteurs qui prenaient une part active à la définition de l’avenir de Oikocredit.

Nous testons actuellement l’approche communautaire découlant de ce processus stratégique, notamment par le biais de projets pilotes. Notre objectif est de finaliser la stratégie à temps pour notre assemblée générale de fin d’année.

Quelles sont vos perspectives pour le reste de l’année ?

Je pense que cette année sera nettement meilleure sur le plan financier. L’année dernière a été une année exceptionnelle du fait de la pandémie, mais les choses s’améliorent et nous avons pris des mesures dès le début pour nous assurer que Oikocredit s’en sortirait. Notre directrice financière en charge de la gestion des risques s’est exprimée en détail à ce sujet dans sa récente interview. Alors que l’incertitude persiste du fait de la pandémie, notre performance au cours des premiers mois de 2021 nous donne confiance quant à la situation financière de Oikocredit et nous travaillons énormément, dans le cadre de notre nouvelle stratégie, pour nous assurer qu’il en sera de même dans le futur.

Quel regard portez-vous sur votre passage chez Oikocredit ?

Je peux honnêtement dire que je suis très heureux et fier de ce que nous avons pu faire. Nous avons réalisé beaucoup de changements positifs pour professionnaliser l’activité, ce que nous nous devions à nous-mêmes ainsi qu’à nos investisseurs et à nos partenaires.

Et je pense, peut-être de manière un peu polémique, que la pandémie a prouvé que les changements organisationnels que nous avions mis en place étaient nécessaires. L’impact de la pandémie aurait été bien pire si nous n’avions pas procédé à ces changements.

Je dois également remercier nos investisseurs et nos associations de soutien, par l’intermédiaire desquelles de nombreuses personnes investissent. Leur soutien et leur loyauté ont été encore plus évidents pendant la pandémie : en effet, malgré l’absence de dividende, ils continuent de nous soutenir et restent avec nous, ce qui est magnifique.

Je suis extrêmement heureux d’avoir rencontré toutes les personnes avec lesquelles j’ai pu travailler. Oikocredit est une organisation unique avec des gens formidables qui sont passionnés par le fait d’avoir un impact positif réel et durable dans le monde.

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