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Quel est le rôle des associations de soutien?

Les associations de soutien en Europe ont été crées les unes après les autres dans divers pays, quelques années après la création d’Oikocredit en 1975, afin de soutenir les investissements "officiels" des Eglises à cette institution. Elles regroupent des membres bénévoles qui se sont donnés pour tâche la promotion d’Oikocredit International.

Oikocredit a deux associations de soutien en Suisse : Oikocredit Deutsche Schweiz et Oikocredit Suisse Romande. Les futurs investisseurs, privilégiant le français, sont invités à rejoindre l’association Suisse Romande. Cliquez sur votre région pour plus de renseignements sur la manière dont vous pouvez participer au sein de votre association locale de soutien.

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Accompagner les réponses innovantes des partenaires face au Covid-19

Accompagner les réponses innovantes des partenaires face au Covid-19

response asset 1.png18 octobre | 2021

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, Oikocredit aide ses partenaires, leurs client·es et leurs membres à se protéger, à s’informer et à faire face à la crise. S’appuyant sur notre fonds de solidarité contre le coronavirus, notre programme « Innovation in Response to Covid-19 » [L’innovation en réponse au Covid-19] soutient les partenaires dans la mise en œuvre de solutions sur mesure à destination des personnes qu’ils servent.

Cet article se fonde sur des informations fournies par Andrea Domínguez, spécialiste mondiale du renforcement des capacités de Oikocredit.

Réagissant rapidement au cours des premiers mois de la crise de Covid-19, Oikocredit a mis en place des reports de remboursements pour les partenaires, organisé des webinaires sur la gestion des liquidités et la continuité opérationnelle, et créé un fonds de solidarité contre le coronavirus pour ceux qui en avaient le plus besoin. Créé par la Fondation internationale de soutien d’Oikocredit (ISUP) en avril 2020, le fonds de solidarité a aidé les client·es des partenaires de l’inclusion financière et les membres de la coopérative à faire face à des besoins urgents, à acheter des équipements sanitaires et à mettre en œuvre d’autres mesures pour se conformer aux réglementations locales en matière de lutte contre la pandémie, cela dans le but de maintenir l’activité.

Le fonds de solidarité a démarré avec une contribution de 25 000 € de l’ISUP. Puis sont rapidement venues s’ajouter les contributions des membres et des investisseurs de Oikocredit. Fin 2020, le fonds avait distribué 70 287 € à 38 organisations dans 19 pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et des Caraïbes.

Lancement et périmètre du nouveau programme

Les demandes d’aide d’urgence adressées au fonds de solidarité de Oikocredit ont diminué au second semestre de 2020. Mais, nous avons constaté que la pandémie continuait d’affecter les partenaires, leurs client·es et leurs membres. Par conséquent, l’ISUP a décidé d’utiliser les fonds encore disponibles et d’augmenter sa contribution pour lancer un nouveau programme de renforcement des capacités. Ce nouveau programme, appelé « Innovation in Response to Covid-19 » [L’innovation en réponse au Covid-19], apporte un soutien financier aux solutions innovantes développées par les partenaires pour aider leurs client·es et leurs membres les plus vulnérables à faire face à la pandémie et à se préparer à la réalité post-Coronavirus.

Le programme « Innovation in Response to Covid-19 » a été lancé en octobre 2020 avec un apport initial de 30 000 € de l’ISUP et de 17 740 € de Oikocredit Stiftung Deutschland, la fondation à but non lucratif des groupes de soutien allemands de Oikocredit. Comme pour le fonds de solidarité, le montant initial s’est rapidement enrichi de 76 424 € supplémentaires provenant de membres et d’investisseurs, dont Oikocredit Nederland (l’association de soutien néerlandaise) et la Fondation MRC-Holland. Le programme a réuni un total de 124 164 €, déjà distribués ou en attente de l’être. 

Le programme est ouvert aux demandes provenant de tous les secteurs et régions d’intervention de Oikocredit. Les projets doivent répondre aux problèmes générés par le Covid-19 et offrir des bénéfices directs aux client·es et membres des partenaires, y compris préserver les chaînes de valeur des partenaires agricoles face aux quarantaines et aux restrictions de voyage.

Projets soutenus

À ce jour, huit projets innovants de renforcement des capacités ont été sélectionnés pour le programme, notamment une formation et des solutions numériques pour les client·es vivant en zones rurales, un soutien à la diversification des moyens de subsistance, un renforcement organisationnel, une campagne d’éducation financière et des magasins coopératifs communautaires. Voici une brève présentation de trois de ces projets.  

Des solutions numériques pour les client·es des zones rurales en Ouganda

Notre partenaire ougandais Encot Microfinance a développé, en collaboration avec un ancien partenaire, des produits numériques permettant aux client·es en zones rurales de continuer d’avoir accès aux services financiers pendant la pandémie. Également soutenu par le mécanisme de finance inclusive responsable mis en place par le groupe de travail sur la performance sociale (SPTF), ce projet s’est déroulé d’octobre 2020 à mai 2021. La contribution de l’ISUP s’élevait à 5 650 €.

Chacune des deux institutions de microfinance a mené une enquête auprès de ses client·es pour identifier les lacunes de leurs systèmes actuels de prêts en ligne. À partir des résultats de l’enquête, elles ont travaillé avec des partenaires techniques pour, respectivement, améliorer et mettre à niveau leur offre existante. Chez Encot, cela s’est traduit par un nouveau produit de prêt en ligne, le Flex Loan, destiné aux producteurs de tournesol. Bien accueillie depuis son lancement, une application mobile est actuellement en cours de développement. Du côté de l’autre IMF, l’enquête a mis en lumière la nécessité de réduire les frais de transaction pour les client·es et d’augmenter le seuil minimum de retrait. Cet ancien partenaire a également affiné son offre de prêt d’urgence et numérisé ses services de versement ainsi que le remboursement de ses client·es. Les deux organisations ont bénéficié d’une formation pour leurs collaboratrices et collaborateurs ainsi que leurs client·es. Par ailleurs, la sensibilisation des client·es aux bénéfices/risques de la finance numérique va se poursuivre. Nous suivons de près les résultats du projet chez les deux IMF, y compris les impacts sur les client·es.

Formation numérique pour les client·es d’une banque villageoise au Pérou

L’objectif de ce projet mis en place par une IMF péruvienne, ancienne partenaire de la coopérative, est de procurer des services d’éducation numérique aux client·es pour les aider à rester connecté·es et faire en sorte que leurs entreprises continuent de fonctionner. L’organisation utilise une approche de microfinance de type banque villageoise. Maintenir le lien avec ses client·es a été l’un des premiers défis auxquels le Covid-19 l’a confrontée. En effet, les mesures de confinement imposées par le gouvernement ont entraîné une forme d’isolement des villageois·es privé·es d’accès aux services de leurs institutions bancaires. Cette situation a aggravé leur quotidien déjà difficile. Le projet a démarré en février 2021 et devait s’achever en septembre 2021. L’ISUP y a contribué à hauteur de 10 841 €.

Dans le cadre du projet, les collaboratrices et collaborateurs de l’IMF forment leurs client·es à la maîtrise du numérique (e-mail, réseaux sociaux, vidéoconférence), aux mesures commerciales d’atténuation du Covid-19, à la réinvention des activités et au marketing par les réseaux sociaux. Les modules et matériels de formation ont été conçus en coordination avec PROMUC, une organisation nationale de développement de banques villageoises axée sur le genre, dont la moitié sont des partenaires de Oikocredit. À ce jour, l’organisation a formé plus de 7 000 client·es à la prévention du Covid-19 en entreprise et 1 122 client·es à la maîtrise du numérique.

Magasins coopératifs communautaires pour les femmes et les jeunes aux Philippines

Ce projet est mis en œuvre par un ancien partenaire philippin, qui travaille principalement avec des femmes. Il vise à aider les agricultrices à se remettre des conséquences de la pandémie et des longues périodes de confinement. L’organisation propose une éducation financière et une formation de base à l’entrepreneuriat, ainsi que des micro-prêts et des reports de remboursement, pour permettre aux femmes de gérer leurs propres micro-entreprises. Ce projet biennal, lancé en mars 2021, pilote la création de magasins coopératifs communautaires gérés par des femmes. La contribution de l’ISUP s’élève à 5 000 €.

Notre ancien partenaire supervise des magasins gérés par 20 à 30 femmes pionnières et membres de coopératives dans des villages choisis de la municipalité de Talavera, dans la province de Nueva Ecija. Les objectifs du projet sont les suivants : donner aux femmes la possibilité d’améliorer leurs moyens de subsistance et de renforcer leurs compétences en leadership et en gestion, proposer un accès communautaire à des biens et services abordables, encourager l’utilisation d’applications numériques mobiles pour l’autonomisation financière et aider les productrices locales à commercialiser leurs produits.

Chaque magasin vendra des biens de première nécessité et sera un centre de paiement pour la micro-assurance, les services publics et les services mobiles, y compris les envois de fonds et autres transferts d’argent. Les magasins serviront également de centres d’épargne et de dépôt pour les jeunes et les membres de la communauté, de base de distribution et de centre d’approvisionnement pour les exploitations agricoles locales. Elles pourront aussi accueillir les réunions communautaires.

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À ce jour, le projet a fourni une guidance aux membres des coopératives communautaires et procuré une formation sur les principes coopératifs fondamentaux, la comptabilité et la gestion des magasins communautaires. Une enquête portant sur les produits commercialisables par la communauté a été entreprise. Les restrictions de mouvements et les protocoles sanitaires locaux ont entraîné quelques retards, mais les premiers magasins devraient bientôt ouvrir. L’organisation envisage également d’accorder des prêts à taux réduit dont les revenus constitueront un fonds renouvelable permettant de créer des magasins coopératifs communautaires dans un plus grand nombre de régions.

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