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Quel est le rôle des associations de soutien?

Les associations de soutien en Europe ont été crées les unes après les autres dans divers pays, quelques années après la création d’Oikocredit en 1975, afin de soutenir les investissements "officiels" des Eglises à cette institution. Elles regroupent des membres bénévoles qui se sont donnés pour tâche la promotion d’Oikocredit International.

Oikocredit a deux associations de soutien en Suisse : Oikocredit Deutsche Schweiz et Oikocredit Suisse Romande. Les futurs investisseurs, privilégiant le français, sont invités à rejoindre l’association Suisse Romande. Cliquez sur votre région pour plus de renseignements sur la manière dont vous pouvez participer au sein de votre association locale de soutien.

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Chiffres clés du 3ème trimestre 2021 : Un optimisme mesuré

Chiffres clés du 3ème trimestre 2021 : Un optimisme mesuré

faits et chiffres q3.jpg17 novembre | 2021

Quatre fois par an, Oikocredit publie les chiffres clés du trimestre précédent. Nous donnons ici, à destination de nos investisseurs et des parties prenantes, un complément d’information sur les évolutions du troisième trimestre de 2021.

La gestion intérimaire assure la continuité de l’organisation

Le troisième trimestre 2021 s’est avéré satisfaisant pour Oikocredit. Malgré le départ, au cours du trimestre, de Thos Gieskes, notre directeur général, et celui de Petra Lens, notre directrice des ressources humaines et du changement, les dispositions de gestion par intérim ont assuré la continuité au sein du conseil d’administration. Mirjam 't Lam, directrice générale par intérim, Wilma Straatman, directrice par intérim des ressources humaines et du changement ainsi que d’autres collaborateurs et membres du conseil d’administration ont pu constater avec plaisir des évolutions positives dans plusieurs domaines d’activité de la coopérative.

La priorité du trimestre a été de maintenir des relations étroites avec les collaborateurs et autres intervenants tout en intégrant les changements de gestion. Il fallait aussi reconstituer le portefeuille de financement du développement après la contraction et la perte consécutives à la pandémie de Covid-19 en 2020 et mettre en place notre nouveau modèle de levée de fonds.

Le conseil de surveillance a également été confronté à quelques changements : après le départ, pour raisons personnelles, de Nitin Gupta, Joseph Patterson a démissionné de ses fonctions de président le 1er octobre dernier. Il est remplacé à ce poste par Cheryl Jackson qui occupait précédemment le poste de vice-présidente.

La reconstitution du portefeuille se poursuit

Alors que l’économie mondiale se remettait des effets les plus délétères du coronavirus, on a assisté, au troisième trimestre, au redressement des économies des pays cibles de Oikocredit. Nous sommes heureux d’annoncer que la demande accrue de prêts a entraîné une croissance nette de 4,8 % de notre portefeuille de financement du développement qui est passé de 835,5 millions d’euros au 2ème trimestre à 875,8 millions d’euros d’euros, soit une progression de 30,7 millions d’euros. Les approbations de prêts ont retrouvé leur niveau d’avant la pandémie et les décaissements ont été conformes aux attentes.

Le portefeuille à risque, constitué du PAR 90 en pourcentage des encours impayés de plus de 90 jours (à l’exclusion des remboursements différés), est passé de 5,9 % à 6,1 %, car certains partenaires plus importants ont cumulé les retards de paiement. De plus, des difficultés de remboursement plus sérieuses, dues dans certains cas au Covid-19, ont entraîné l’abandon de plusieurs créances. La plupart des partenaires étant désormais suffisamment rétablis pour reprendre le calendrier de remboursement initial, seuls 12 partenaires ont conservé des « remboursements différés » au 3ème trimestre : ils représentent 18,6 millions d’euros (contre 64,9 millions d’euros) du portefeuille total de crédit.

Alors que la taille du portefeuille d’actions est restée stable, deux nouveaux investissements ont été approuvés au 3ème trimestre (à ce jour : huit investissements) et une vente a été conclue. Une dépréciation sur capitaux propres a eu lieu plus tôt dans l’année pour un partenaire d’énergie renouvelable.

Le nombre de nos partenaires n’a pas bougé à 527 (2ème trimestre : 529). Le volume des prêts en devises fortes, y compris les prêts en dollars américains, a légèrement augmenté, notamment en Afrique et en Amérique latine, où l’encours total de capital a également progressé. L’Asie et l’Inde sont restées stables. Les provisions pour pertes sur prêts couvrant capital et intérêts et la dépréciation des capitaux propres sont passées de 11,2 % à 10,5 % du financement du développement, en partie grâce à la croissance du portefeuille.

Le capital total est passé de 1 122,5 millions d’euros à 1 125,4 millions d’euros, reflétant une entrée nette de 2,9 millions d’euros en cours de trimestre et une augmentation totale de 21,4 millions d’euros depuis le début de l’année. Nous sommes plus que jamais reconnaissants envers nos investisseurs pour leur fidélité.

La croissance des revenus, associée au maintien du contrôle des coûts, a généré un résultat net de 14,8 millions d’euros, une hausse bienvenue par rapport au 2ème trimestre. Ce chiffre comprend les 9,5 millions d’euros correspondant à la reprise exceptionnelle de provisions enregistrée au 1er trimestre. L’évolution négative du portefeuille de placements à terme (obligations) a influencé les résultats, car la hausse des taux d’intérêt a entraîné 3,3 millions d’euros de perte de valeur (cumul annuel). Les variations de taux de change et la baisse des coûts de couverture découlant de la réduction de la volatilité des taux de change ont contribué positivement à notre résultat.

Parmi les autres évolutions au 3ème trimestre, la valeur nette de l’actif (VNA) par action est remontée à 213,87€, près des niveaux d’avant Covid-19. Avec un retour à l’augmentation des décaissements, la liquidité nette est passée de 33,4 % à 31,2 %.

Autres évolutions positives

Parmi les autres évolutions positives au 3ème trimestre, nous avons repris, avec plaisir mais prudemment, les voyages[1] qui nous ont permis de rendre à nouveau visite à nos partenaires et de réunir des collaborateurs provenant de différents continents. Les membres et investisseurs ont bien accueilli notre rapport d’impact 2021 qui met en lumière, avec des chiffres et des témoignages, la façon dont Oikocredit et ses partenaires dans le monde entier aident les personnes à faible revenu à améliorer leur vie. Les webinaires que nous avons organisés au sujet du rapport ont également été appréciés. Au bureau d’Amersfoort aux Pays-Bas, nous avons mis en place un modèle de travail hybride qui permet aux collaborateurs de travailler la moitié du temps au bureau.

Dans le domaine des prêts, l’augmentation de la demande de crédit indique que les partenaires de Oikocredit apprennent à vivre avec les conséquences de la pandémie et à les planifier.  Très peu de partenaires ont encore besoin de notre soutien dans le cadre des mesures spécifiques au Covid-19 et aucune nouvelle demande d’aide financière n’a été adressée au fonds de solidarité contre le coronavirus mis en place par la Fondation internationale de soutien d’Oikocredit (ISUP), bien que celui-ci reste ouvert. Le nouveau programme de l’ISUP Innovation in Response to Covid-19 (l’innovation en réponse au Covid-19), lancé il y a un an, soutient désormais plusieurs projets de renforcement des capacités chez des partenaires actuels et anciens pour faire face aux problèmes générés par le Covid-19.

Mais surtout, nous avons repris le renforcement des capacités des partenaires avec des sessions sur place et en face à face, remplaçant en partie le support en ligne auquel nous étions limités au plus fort de la pandémie en 2020-2021. Au 3ème trimestre, nous avons terminé la phase de collecte de données pour notre enquête sur la perception des clients (en savoir plus à la page 11 de notre Rapport d’impact). Nous sommes en train de rassembler et d’évaluer les résultats de l’enquête, qui donneront une idée de la façon dont les clients ont été touchés par la pandémie de Covid-19 et y ont fait face, ainsi que des autres changements qu’ils ont affrontés au cours des 12 derniers mois.

Parmi les points forts de notre soutien au renforcement des capacités des partenaires au 3ème trimestre, citons : le travail avec 11 partenaires du café en Amérique latine sur les stratégies de gestion des risques de prix et l’obtention d’un financement pour que ce programme soit étendu à l’Afrique au 4ème trimestre, la production de six vidéos d’éducation financière au Cambodge, l’aide apportée à 800 petits exploitants supplémentaires pour planter du thé au Rwanda et le soutien à un partenaire financier qui a permis à 15 000 nouveaux petits exploitants agricoles de souscrire à un produit d’assurance contre les aléas climatiques.

Nous avons également signé un nouvel accord de garantie de prêt avec African Guarantee Fund for Small and Medium-sized Enterprises (AGF) qui nous permet d’augmenter les prêts à nos partenaires africains présentant des risques plus élevés. Cet accord comprend une subvention destinée à renforcer le travail de Oikocredit dans le domaine des prêts aux PME. Oikocredit bénéficie également du programme de garantie de prêt India Covid Response Program for Agriculture Transition (Programme d’intervention en faveur de la transition agricole en Inde) auquel participe notre filiale indienne, Maanaveeya, pour faire face à l’impact économique de la pandémie sur les petits exploitants agricoles indiens.

Perspectives d’avenir

L’horizon pour l’investissement à impact de Oikocredit est bien dégagé, même si nous restons prudents et vigilants quant aux perspectives économiques de nos marchés africains, asiatiques et latino-américains. L’accès inégal et extrêmement limité aux vaccins contre le Covid-19 dans les pays à faible revenu est pour nous un sujet de préoccupation, car cela pourrait entraîner de nouvelles vagues majeures de coronavirus. De plus, un nouveau ralentissement économique mondial serait à craindre si les gouvernements des pays à haut revenu remettaient en place des restrictions à la mobilité sociale.

Nous souhaitons néanmoins continuer à reconstituer le portefeuille, en nous appuyant sur notre solide pipeline de nouveaux investissements en crédit et en capital avec nos partenaires actuels et potentiels. Nous suivrons de près l’évolution du marché, en évaluant notamment la hausse potentielle des taux d’intérêt et son impact éventuel sur nos investissements à terme. Le maintien de la qualité du portefeuille sera, comme toujours, une priorité.

Aujourd’hui, nous avons annoncé la nomination de Mirjam 't Lam comme nouvelle directrice générale de Oikocredit, à compter du 1er décembre 2021. Mirjam 't Lam a rejoint Oikocredit en novembre 2020 en tant que directrice financière en charge de la gestion des risques. En plus de ce rôle, elle était directrice générale par intérim de Oikocredit depuis août 2021. En tant que directrice générale, Mirjam 't Lam fournira les orientations stratégiques et travaillera avec le conseil d’administration pour diriger les opérations de la coopérative à l’appui de la mission de Oikocredit visant à améliorer la qualité de vie des personnes à faible revenu grâce à des investissements responsables.

Le conseil d’administration sera également confronté à d’autres changements résultant de la décision de notre directeur des investissements, Bart van Eyk, de quitter Oikocredit fin février 2022 pour de nouveaux projets.

Lors de la prochaine assemblée générale extraordinaire (AGE) prévue le 2 décembre, nous présenterons à nos membres notre nouveau modèle de levée de fonds et solliciterons leur accord pour les étapes suivantes. Par ailleurs, nous leur présenterons une actualisation de la stratégie pour 2022-2026. Nous testons déjà certaines des propositions innovantes que nous avons élaborées et qui commencent à déboucher sur de nouveaux partenariats, pour faire progresser la formation en Afrique par exemple. 

 


[1] La pandémie de Covid-19 a montré qu’il n’est pas toujours nécessaire de voyager. Mais une grande partie de notre travail repose sur l’établissement de relations personnelles avec les partenaires et sur des visites organisées sur place afin de mieux comprendre leur travail. Nous sommes conscients de l’impact environnemental des voyages longue distance et travaillons avec FairClimateFund pour acheter des crédits carbone Fairtrade Gold Standard pour compenser nos émissions de COd’autres gaz à effet de serre, qui résultent principalement des voyages en avion.

 

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