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Quel est le rôle des associations de soutien?

Les associations de soutien en Europe ont été crées les unes après les autres dans divers pays, quelques années après la création d’Oikocredit en 1975, afin de soutenir les investissements "officiels" des Eglises à cette institution. Elles regroupent des membres bénévoles qui se sont donnés pour tâche la promotion d’Oikocredit International.

Oikocredit a deux associations de soutien en Suisse : Oikocredit Deutsche Schweiz et Oikocredit Suisse Romande. Les futurs investisseurs, privilégiant le français, sont invités à rejoindre l’association Suisse Romande. Cliquez sur votre région pour plus de renseignements sur la manière dont vous pouvez participer au sein de votre association locale de soutien.

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Investir dans l’énergie propre

Investir dans l’énergie propre

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David ten Kroode

mercredi 10 décembre 2014

L’an passé, Oikocredit a révisé ses principes d’investissement afin d’y inclure des critères environnementaux. Entre-temps, en mai 2014, David ten Kroode, spécialiste en financement des énergies renouvelables, nous a rejoints. Il aura pour charge de développer et de gérer notre portefeuille Énergies renouvelables en travaillant pour cela avec nos bureaux régionaux. La stratégie est déjà posée, et quelques contrats ont été conclus. Pour mieux comprendre pourquoi ce secteur correspond bien aux objectifs d’Oikocredit et pour savoir comment et où David étoffera ce portefeuille, nous sommes allés à sa rencontre.

Pourquoi les énergies renouvelables constituent-elles un secteur important pour la diversification d’Oikocredit ?

« Environ 80 % des investissements actuels d’Oikocredit concernent les institutions de microfinance (IMF). En ouvrant notre portefeuille Développement à des investissements dans les énergies renouvelables (ER), nous atténuons nos risques tout en œuvrant sur les 3 plans qui nous tiennent à cœur : social, environnemental et financier. »

Quelles sont les cibles clefs qui permettront à ce portefeuille de s’étoffer ?

« Notre but est de dépasser, d’ici à la fin 2016, les 90 millions d’euros de projets validés, dont 50 millions devront avoir été décaissés. La raison de ce choix ? Le décaissement des fonds peut se révéler plus difficile que dans le secteur de la microfinance. Les investissements en énergie renouvelable s’étalent en effet sur des périodes beaucoup plus longues, car la construction d’installations solaires, éoliennes ou hydroélectriques prend parfois plusieurs années. »

Comment détecter les opérations à financer ? Que recherchez-vous exactement ?

« Pour nous, la meilleure source d’opportunités réside dans le réseau que forment nos bureaux régionaux et nationaux dans 35 pays. Leurs salariés sont les mieux placés pour suivre les activités d’ER au niveau local et pour étudier leurs possibilités de financement. Nous disposons par ailleurs de diverses autres façons de repérer ces projets. Notamment, les conférences sur les énergies renouvelables. Elles nous permettent de lier des partenariats avec des investisseurs travaillant dans le même esprit que nous. »

Allez-vous concentrer vos efforts sur une région spécifique pour commencer ?

« Pour l’instant, notre attention porte sur l’Amérique latine, principalement parce que nous y conjuguons une forte activité du marché des ER (éolien, solaire et hydraulique – à petite échelle) et la capacité d’Oikocredit sur ce continent à déceler des possibilités d’investissement dans ce secteur afin de les concrétiser. C’est aussi en Amérique latine que nous avons pu conclure notre premier contrat d’ER, pour une centrale hydroélectrique au Pérou. Prochaines étapes : étudier les projets d’installations, autonomes ou reliées au réseau, utilisant l’énergie solaire et la biomasse dans d’autres régions. »

Un secteur en particulier a-t-il votre faveur ? Le solaire, par exemple ? Si oui, pour quelles raisons ?

« En règle générale, nous nous limiterons aux technologies déjà testées et approuvées. Notre portefeuille regroupera donc très probablement des projets solaires, éoliens et hydroélectriques, ainsi que quelques programmes de valorisation de la biomasse. Les nouvelles technologies, telles que les algocarburants (biocarburants tirés des algues), ou l’énergie marémotrice sont aussi prometteuses, mais nous ne les incluons pas pour le moment. Ma préférence personnelle va au solaire, au photovoltaïque (PV) pour être précis. Le solaire a l’avantage de ne pas présenter certaines des répercussions environnementales et sociales négatives d’autres technologies. Les éoliennes, par exemple, sont très volumineuses et peuvent déranger la migration des oiseaux. Les centrales hydroélectriques installées sur un cours d’eau peuvent perturber l’irrigation des exploitations agricoles en aval. Le solaire est en outre très sûr, demande peu d’entretien et peut faire l’objet d’installations à très petite échelle (telle une lanterne solaire à 5 dollars) comme à de très grandes « fermes solaires », qui coûtent des dizaines de millions de dollars.

Oikocredit est une coopérative. Ses membres partagent-ils cet enthousiasme pour la diversification envers les énergies renouvelables ?

« Le premier moteur de nos investissements dans les ER reste la réduction des émissions à effet de serre provoquées par les centrales électriques à énergie fossile, afin de lutter contre le réchauffement climatique. Ajoutez à cela l’atout social que représentent la création d’emplois, l’amélioration des infrastructures en électricité pour les communautés à faibles revenus, et un meilleur accès à l’électricité. Les bienfaits sociaux et environnementaux des ER correspondent exactement à ce que nous souhaitons dans le cadre de notre mission, ainsi qu’à notre approche pour la planète, pour ses habitants et pour l’économie. C’est un bilan positif en 3 volets.

 

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