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Quel est le rôle des associations de soutien?

Les associations de soutien en Europe ont été crées les unes après les autres dans divers pays, quelques années après la création d’Oikocredit en 1975, afin de soutenir les investissements "officiels" des Eglises à cette institution. Elles regroupent des membres bénévoles qui se sont donnés pour tâche la promotion d’Oikocredit International.

Oikocredit a deux associations de soutien en Suisse : Oikocredit Deutsche Schweiz et Oikocredit Suisse Romande. Les futurs investisseurs, privilégiant le français, sont invités à rejoindre l’association Suisse Romande. Cliquez sur votre région pour plus de renseignements sur la manière dont vous pouvez participer au sein de votre association locale de soutien.

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Une démarche financière équilibrée

Une démarche financière équilibrée

irene-and-max.jpglundi 23 mars 2015

Depuis 40 ans, Oikocredit maintient un équilibre réel entre impact social et retour financier. L’exercice 2014 de la coopérative internationale s’est soldé une fois de plus par d’excellents résultats. Nous en avons profité pour discuter avec Irene van Oostwaard (directrice financière) et Max Ogier (trésorier et rapporteur) de leur travail au sein du service financier d’Oikocredit et de l’équilibrage social qu’ils apportent à leurs fonctions.

Selon vous, qu’est-ce qui différencie Oikocredit d’autres institutions financières ?

Irene : « Pour moi, c’est notre démarche, qui apporte plus que des financements et fait que notre coopérative se concentre à parts égales sur les retours financiers, et l’impact individuel et social. Ma spécialité, ce sont les finances, et cette collaboration avec des collègues ayant une expérience plus axée sur le social a largement ouvert mon horizon et créé un bon équilibre dans mon travail. »

Max : « L’aspect social d’Oikocredit a été la principale raison pour laquelle j’ai rejoint l’entreprise il y a 10 ans. J’arrivais d’une société commerciale qui avait pour premier objectif de réaliser des profits, et j’ai apprécié le mélange de résultats économiques et sociaux d’Oikocredit. L’association entre une activité durable, fiable, socialement responsable et une présence forte à l’international me séduisait aussi. »

En quoi le travail au sein du service Finances est-il intéressant ?

Irene : « Nous sommes un service relativement petit et devons relever par nous-mêmes tous les défis d’une structure en pleine croissance. Nous sommes donc vraiment dans le concret et pouvons nous impliquer pour prendre des initiatives et améliorer les processus. »

Max : « D’une manière ou d’une autre, tous les aspects de notre coopérative passent à un moment donné par le service Finances, que ce soit pour la gestion des salaires et des dépenses ou encore les décaissements ou les remboursements par nos partenaires, et jusqu’à la publication des comptes, et l’établissement des budgets et rapports pour l’avenir. En tant que trésorier et rapporteur et étant donné notre forte exposition au risque de change, je m’investis beaucoup dans tout ce qui concerne les marges d’autofinancement et la couverture des risques. Rendre compte des évolutions d’Oikocredit et analyser celles-ci me confère une bonne compréhension en profondeur de notre situation actuelle et de celle vers laquelle nous tendons. »

Quel éclairage la mission sociale d’Oikocredit donne-t-elle à votre travail de spécialistes financiers ?

Irene : « Elle éclaire de fait tout ce que nous faisons, même si cela n’apparaît pas de manière aussi flagrante que dans un travail de terrain. Nos rapports sur les activités internes comme externes s’équilibrent et doivent faire état des résultats non seulement financiers mais aussi sociaux. Lorsque nous étudions notre portefeuille d’investissements à terme ou les banques avec lesquelles nous coopérons, nous veillons aussi à ce que tout cela respecte nos principes éthiques. »

Max : « Nous sommes souvent en contact avec des partenaires pour les aider à résoudre toutes sortes de questions de trésorerie. Au final, notre travail consiste à maintenir les critères de développement social élevés qui ont fait la réputation d’Oikocredit. »

Comment le secteur financier pourrait-il adopter des pratiques plus responsables sur le plan social ?

Irene : « Je pense que la crise financière a fait comprendre que pour réussir à être fiable et durable, une entreprise doit se concentrer en priorité sur les besoins de ses clients afin de bâtir leurs modèles économiques et leurs équipes en fonction de ceux-ci. Le secteur de la finance pourrait, à mon sens, mettre la responsabilité sociale de l’entreprise plus en avant. La plupart des sociétés ont des programmes pour cela, mais je pense que beaucoup d’entre elles pourraient véritablement intégrer cette notion à la base de leur modèle commercial.

Max : « Tout à fait d’accord. Intégrer progressivement des critères éthiques au sein des entreprises et remplacer le simple retour financier par un mélange de bienfaits sociaux et de résultats financiers pourrait faire une nette différence dans ce secteur. Oikocredit a su prouver au cours de ses 40 années d’existence que se concentrer sur les impacts à la fois économiques et sociaux est non seulement viable à long terme mais également bon pour les investisseurs en raison des bienfaits éthiques qu’ils en tiraient.

 

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