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Quel est le rôle des associations de soutien?

Les associations de soutien en Europe ont été crées les unes après les autres dans divers pays, quelques années après la création d’Oikocredit en 1975, afin de soutenir les investissements "officiels" des Eglises à cette institution. Elles regroupent des membres bénévoles qui se sont donnés pour tâche la promotion d’Oikocredit International.

Oikocredit a deux associations de soutien en Suisse : Oikocredit Deutsche Schweiz et Oikocredit Suisse Romande. Les futurs investisseurs, privilégiant le français, sont invités à rejoindre l’association Suisse Romande. Cliquez sur votre région pour plus de renseignements sur la manière dont vous pouvez participer au sein de votre association locale de soutien.

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Répondre à la demande en agriculture durable

Répondre à la demande en agriculture durable

1632-COAG-BR-23.jpgjeudi 03 septembre 2015

Environ 75% des personnes vivant avec moins de 2 dollars américains par jour résident en zone rurale, et leur principale source de revenus reste l’agriculture. L’augmentation de la population mondiale et les effets du changement climatique soumettent par ailleurs les terres et les ressources naturelles à de plus fortes tensions. Pour aider à faire face à ces problèmes en augmentant ses investissements durables dans ce secteur, Oikocredit a établi en janvier 2014 une unité spécifiquement dédiée à l’agriculture.

Installée dans la capitale péruvienne, Lima, l’unité Agriculture est dirigée par Frank Rubio, également directeur régional d’Oikocredit pour la région Nord de l’Amérique du Sud. Aidé de deux conseillers, au Pérou et en Côte d’Ivoire, Frank Rubio travaille en coopération étroite avec les personnels locaux afin d’accroître et d’améliorer la qualité de notre portefeuille agricole. Nous l’avons récemment interrogé sur son rôle et sur l’importance de tels investissements dans l’agriculture durable.

L’unité Agriculture est en place depuis presque deux ans maintenant. Quelles ont été ses principales réalisations jusqu’à aujourd’hui ?

« L’une de nos plus belles réussites a été de parvenir à placer l’agriculture comme une priorité au cœur d’Oikocredit, car il s’agit bien de l’un des secteurs les plus importants pour les générations futures comme pour l’économie durable. Avant la création de notre unité, nous avions de nombreux partenaires agricoles mais il nous manquait une stratégie ciblée, des règles déontologiques ou des moyens de partager l’information. Nous avons donc retravaillé ces points afin de les améliorer et de poursuivre nos investissements dans ce secteur. »

Comment l’unité Agriculture aide-t-elle les bureaux d’Oikocredit à développer leurs portefeuilles agricoles ?

« Lorsque l’agriculture devient un secteur prioritaire et un domaine à développer au sein de l’un de nos bureaux, nous aidons celui-ci à étoffer son portefeuille. Ma consoeur Carina Torres a par exemple passé plusieurs semaines l’an dernier au Rwanda, où nous n’avions aucun partenaire agricole. Là, elle a travaillé main dans la main avec nos salariés rwandais pour financer deux partenaires dans le secteur du café. Le Rwanda étant un pays prioritaire pour nous l’an dernier, nous y avons également organisé des formations sur le financement de la chaîne de valeur agricole. »

La priorité d’Oikocredit va-t-elle aux producteurs du commerce équitable et de l’agriculture biologique ?

« Oui. Lorsque nous avons l’occasion d’aider la production équitable et biologique, nous le faisons. Dans certains pays tels le Pérou, plus de 90% de notre portefeuille agricole concerne l’agriculture bio. Le marché pour ces produits est en croissance et nos financements ne devraient qu’augmenter pour ces produits, notamment en Amérique latine. »

Comment ces investissements dans des sociétés agricoles donnent-ils plus de moyens d’agir aux personnes à faibles revenus ?

« Les petits producteurs n’ont généralement accès à aucun financement. Les prêts d’Oikocredit leur fournissent l’opportunité de mettre en place des stratégies afin de garantir de meilleurs prix pour leurs récoltes. Par exemple, nos prêts pour financer le commerce permettent aux coopératives de producteurs d’acheter des produits en tant que grossistes et de les stocker jusqu’à ce que les cours remontent. Les augmentations des cours sont ensuite répercutées sur les prix payés aux petits producteurs membres, notamment pour la vente sur les marchés de commerce équitable. Nos prêts d’investissement à plus long terme financent des achats de biens d’équipements qui permettent aux petits producteurs d’ajouter de la valeur à leurs produits et de vendre ceux-ci à meilleur prix. »

Les agriculteurs ressentent-ils les effets du changement climatique ? Si c’est le cas, comment pouvons-nous aborder ce problème ?

« Le changement climatique est l’un des plus gros risques auxquels l’agriculture devra faire face à l’avenir. Il entraîne des craintes sur la sécheresse, les inondations, la hausse des températures et sur les conséquences que tous ces phénomènes peuvent avoir sur la production. Ces effets se sont déjà fait sentir dans le secteur du café avec l’apparition de la rouille orangée du café, qui a déclenché la perte de plus de 30% des récoltes de café en Amérique centrale en 2012 et 2013. Dans ce cas précis, Oikocredit a mis en place une solution de prêt spécifique pour aider les petits producteurs à replanter des caféiers résistants mieux à cette maladie. »

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