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Quel est le rôle des associations de soutien?

Les associations de soutien en Europe ont été crées les unes après les autres dans divers pays, quelques années après la création d’Oikocredit en 1975, afin de soutenir les investissements "officiels" des Eglises à cette institution. Elles regroupent des membres bénévoles qui se sont donnés pour tâche la promotion d’Oikocredit International.

Oikocredit a deux associations de soutien en Suisse : Oikocredit Deutsche Schweiz et Oikocredit Suisse Romande. Les futurs investisseurs, privilégiant le français, sont invités à rejoindre l’association Suisse Romande. Cliquez sur votre région pour plus de renseignements sur la manière dont vous pouvez participer au sein de votre association locale de soutien.

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Rapport trimestriel 2ème trimestre : Répondre avec résilience

Rapport trimestriel 2ème trimestre : Répondre avec résilience

faits et chiffres q2.png01 septembre | 2020

Quatre fois par an, Oikocredit publie les faits et chiffres clés du trimestre précédent. Nous détaillons ici, à destination de nos investisseurs et des personnes intéressées, des informations supplémentaires sur les faits marquants du 2ème trimestre 2020.

Portefeuille et finances impactés par l’épidémie de Covid-19

Nous constatons à travers le monde les conséquences du coronavirus, en particulier sur les communautés à faible revenu. Au deuxième trimestre de 2020, Oikocredit et ses partenaires ont subi de plein fouet la pandémie de Covid-19 et ses répercussions économiques. Une préparation avisée et opportune au premier trimestre ainsi qu’un suivi régulier au deuxième trimestre nous ont permis de garder le contrôle de notre activité et de continuer à assister nos partenaires. Nous avons cependant dû revoir nos objectifs financiers pour 2020, car notre portefeuille de financement du développement, nos résultats et notre bilan ont logiquement été affectés par cette crise. L'encours total du portefeuille de prêts et de prises de participations a diminué au cours du trimestre de 6,9% à 947,1 millions d'euros, du fait de notre décision de nous concentrer uniquement sur les partenaires existants et de faire preuve de prudence lors des demandes de refinancement. Notre revenu net d'intérêts a baissé en conséquence et nous avons enregistré une perte nette globale. Le capital social a légèrement diminué, de 1,1% à 1.139,7 millions d’euros. La valeur liquidative par action est passée de 213,30€ à 210,94€, du fait de la baisse de revenu et du nombre relativement stable d'actions en circulation.  

Dans l'ensemble, la qualité du portefeuille à la fin du 2ème trimestre est restée stable, le PAR 90 (part des encours dont les impayés dépassent 90 jours) marquant une légère amélioration de 6,8% à 6,7%. Géographiquement, le portefeuille a été moins affecté en Afrique qu'en Asie et qu’en Amérique latine. L'Inde, l'Indonésie, le Mexique et l'Équateur ont été les plus touchés. Dans le but d’alléger la situation financière de 112 partenaires, nous avons accordé des délais de paiement (périodes de remboursement prolongées) qui représentent 19% de notre portefeuille total de prêts. Bien que nous ne classions pas ces partenaires dans les retards de paiement, nous considérons cette catégorie comme plus « à risque » qu'avant la crise.   

Les effets du Covid-19 étant désormais plus manifestes, Oikocredit a constitué plus de provisions pour dépréciations au 2ème trimestre malgré la performance relativement stable du PAR 90. Nous avons suivi la performance financière et le PAR de nos partenaires et évalué très régulièrement les risques sur tous nos marchés. Le résultat trimestriel a été largement conforme à nos attentes, avec un ratio de liquidité qui s’est amélioré de 21,1% à 25,8%, car de nombreux partenaires ont continué à rembourser leurs prêts dans les temps. Nous avons suspendu les prêts aux nouveaux partenaires afin de mieux accompagner les partenaires existants. Du fait que les demandes de rachat de la part des investisseurs ont été inférieures à ce qui avait été envisagé au début de la crise, nous avons pu maintenir une base d'investissement stable malgré la contraction de notre portefeuille et la baisse des revenus d'intérêts. Un dialogue régulier avec les associations de soutien d'Oikocredit au sujet des marchés d’investissement a contribué à maintenir nos liens avec les investisseurs et à les tenir informés des dispositions prises par Oikocredit pour traverser cette tempête.

Accompagner les partenaires dans la crise

Au deuxième trimestre, Oikocredit a continué à adapter son soutien aux partenaires dans nos régions stratégiques (Afrique, Asie, Amérique latine et Caraïbes). Outre l’octroi de délais de paiement, nous avons également intensifié nos communications avec les partenaires, en utilisant les outils informatiques au lieu des réunions physiques, afin d’évaluer à quel point ils étaient touchés par la pandémie et s’ils étaient en mesure de fournir une assistance appropriée. En posant des questions et en clarifiant les besoins, nous avons pu adapter notre accompagnement. Nos webinaires et nos rencontres en ligne ont été au cœur de ces efforts et nous ont permis de partager des conseils sur la continuité opérationnelle et le maintien de la trésorerie, de nous assurer de la santé et de la sécurité du personnel et des clients, d’évaluer les répercussions de la crise sur ces mêmes clients, d’estimer le niveau de stress, de planifier les risques et les scénarios et enfin de tirer des leçons de l’expérience des leaders du secteur. 

Nous avons repensé nos programmes de renforcement des capacités, dont le projet de gestion du risque de prix qui soutient des coopératives de café d'Amérique latine, afin qu'ils puissent être menés en ligne. En Inde, notre filiale Maanaveeya a financé la publication d’un prospectus, présenté sous forme de BD : cet outil, à destination des institutions financières inclusives et de leurs clients, est utilisé dans un jeu de rôle pour la sensibilisation aux gestes barrières. Nous avons également créé, à destination des partenaires, des pages Internet dédiées rassemblant des ressources pour faire face à la crise.

Tous, partenaires et clients, ont été sous pression pour appliquer les nouvelles normes gouvernementales de restriction totale ou partielle concernant la mobilité et les rassemblements, la distanciation physique, la protection individuelle, l'assainissement et l'hygiène. Nous avons augmenté l'aide financière aux partenaires et clients les plus vulnérables via notre fonds de solidarité contre le coronavirus. La fondation OISF (Oikocredit International Share Foundation) a mis en place un fonds de solidarité d’un montant initial de 25.000€, qui a été complété par les contributions d'Oikocredit Stiftung Deutschland et d'Oikocredit Nederland, pour atteindre 33.199€ de fonds versés au deuxième trimestre. En finançant une formation de sensibilisation et l’achat d’équipements sanitaires et de matériel de protection pour de nombreuses micro et petites entreprises du secteur informel et des communautés à faible revenu servies par nos partenaires, le fonds a permis à ces entreprises de continuer à fonctionner. Nous avons élargi les objectifs du fonds pour inclure une aide d'urgence aux partenaires fragiles et à leurs clients dans le secteur agricole ainsi que dans la finance inclusive.

Perspectives d'avenir

Avec une situation financière consolidée et des partenaires qui fonctionnent relativement bien, Oikocredit est bien placée pour faire face aux défis d'un environnement opérationnel et économique imprévisible. Nous continuerons d'évaluer la situation macroéconomique dans chaque pays où nous travaillons, afin d'identifier à la fois les risques et les futures opportunités. Nous sommes déterminés à aider les partenaires lorsque nécessaire et serons de plus en plus proactifs dans le renforcement de la résilience, de l’agilité et de la réactivité de notre organisation. Nous continuerons à organiser des webinaires et des rencontres en ligne pour les partenaires à l’échelle des régions, entre les régions et au niveau local, afin d’encourager le leadership, l'apprentissage mutuel, les bonnes idées et la solidarité. Nous continuerons également à renforcer le soutien aux partenaires dans le but d’adapter leurs modèles économiques et de développer des services et des produits répondant aux besoins de leurs clients. Tout cela dans le but de mieux accompagner nos clients pendant la crise.  

La tâche qui nous attend tient plus d’un marathon que d'un sprint : la reprise économique sera probablement lente et les effets négatifs à long terme sont, pour l’heure, difficiles à évaluer. Parallèlement, nous continuons à améliorer nos contrôles internes, à revoir nos systèmes ainsi que notre efficacité et à intégrer les enseignements du premier semestre dans le but de réagir efficacement à ce qui nous attend. En dépit de la diminution de notre portefeuille et de la baisse de nos revenus et malgré le fait que nous n'atteindrons pas les objectifs de croissance définis avant la crise, nous restons proches de nos marchés et prêts à aider partout où nous pouvons contribuer à améliorer la vie des personnes à faible revenu.

Voir plus de chiffres clés dans notre rapport trimestriel >

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